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09.05.2008
Jacques-François de Menou, baron de Boussay, AbdAllah Menou
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Biographie [modifier]
D'une ancienne famille, il entra de bonne heure dans la carrière des armes ; il était déjà maréchal de camp en 1789, lorsqu'il fut député de la noblesse du bailliage de Touraine aux États généraux en 1789 ; il se rallie à la Révolution. Nommé secrétaire en décembre et président le 31 mars 1790. Membre du comité diplomatique, employé après la session comme maréchal de camp à Paris, puis à l'armée de l'Ouest.
Il combat en Vendée en 1793. Commandant des sections de Paris au 1er prairial an III (20 mai 1795), il força le faubourg Saint-Antoine à capituler. Général en chef de l'armée de l'intérieur, dénoncé comme traître, mis en jugement et acquitté en 1795.
En 1798, il commande l'une des cinq divisions de l'armée d'Orient lors de la campagne d'Égypte. Général de division à l'armée d'Égypte, il y montra beaucoup de valeur, épousa une riche musulmane et se convertit à l'islam[1] et prend le nom d'Abdallah.
Après l'assassinat de Jean-Baptiste Kléber, il lui succède à la tête de l'Égypte comme général en chef[2].
Menou, loin d'égaler le grand général aimé de ses hommes qu'était Kléber, ne fut pas du tout soutenu par les autres officiers. Il faut dire que Menou, méprisé par ses hommes, commit bévue sur bévue (il n'hésita pas, par exemple, à prénommer son fils du prénom de l'assassin de Kléber peu après la mort de ce dernier).
Le 21 mars 1801, il prend la tête du corps expéditionnaire français lors d'une ultime bataille à Aboukir pour repousser le débarquement anglais qui se soldera par une défaite. Après cette bataille, il se retire à Alexandrie, où il capitule le 1er août.
Quoi qu'il en soit, il fallut évacuer l'Égypte. Appelé au Tribunat en 1802, administrateur du Piémont, gouverneur de la Toscane en 1805, et enfin gouverneur de Venise.
Rappelé en France le 23 juillet 1810, il mourut à la villa Corneso, près de Mestre (Italie) le 13 août 1810.
Le nom du général Menou est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.
État de service [modifier]
- 21 octobre 1791 : Colonel du 12e régiment de chasseurs
- 8 mai 1792 : Général de brigade
- 15 mai 1793 : Général de division
- 14 juin 1800 : Commandant en chef de l'Armée d'Orient
Décorations, titres, honneurs [modifier]
- 14 juin 1804 : Grand officier de la Légion d'honneur
- 17 mai 1808 : Comte d'Empire
Notes [modifier]
- ↑ Le général Menou était très-instruit, bon administrateur, intègre. Il s'était fait musulman, ce qui était assez ridicule, mais fort agréable au pays ; on était en doute sur ses talents militaires ; on savait qu'il était extrêmement brave, il s'était bien comporté dans la Vendée et à l'assaut d'Alexandrie. Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène.
- ↑ . Après la mort de Kléber, l'Égypte ne fut plus qu'un champ d'intrigues ; la force, et le courage des Français restèrent les mêmes ; mais l'emploi ou la direction qu'en fit le général ne ressemblèrent plus à rien. Menou était tout à fait incapable ; les Anglais vinrent l'attaquer avec 20 000 hommes ; il avait des forces beaucoup plus nombreuses et le moral des deux armées ne pouvait pas se comparer. Par un aveuglement inconcevable, Menou se hâta de disperser toutes les troupes, dès qu'il apprit que les Anglais paraissaient ; ceux-ci se présentèrent en masse et ne furent attaqués qu'en détail. (Las Cases, Mémorial).
Source partielle [modifier]
« Jacques François Menou », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail édition](Wikisource)
02:15 Publié dans Européens célèbres musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : menou, islam, convertis, abdallah, napoléon, egypte, mamelouks




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