03.05.2008
Montequieu (1689-1755)
Charles Louis de Secondatbaron de la Brède et de Montesquieu
(1689-1755)
§ 1 - La vie et l'oeuvre
Montesquieu est né en 1689 à la Brède près de Bordeaux dans une famille catholique de magistrats et de viticulteurs, notamment. Le fondateur de la dynastie familiale fut l'un des favoris de la mère d'Henri IV, la fameuse protestante Jeanne d'Albret.
Il fait des études de droit, difficilement semble-t-il, et devient avocat stagiaire en 1709.
En 1714 la famille le fait nommer conseiller au Parlement de Bordeaux et il devient Président "à mortier" en 1716, héritant, tout naturellement, de la charge de son oncle Jean-Baptiste. Il est admis à l'Académie de Bordeaux, créé en 1713.
En 1715 il a épousé une riche héritière protestante, Jeanne de Lartigue (75 000 livres de dot), qu'il trompera abondamment.
En 1721 il écrit les fameuses Lettres Persanes, une relation déguisée de ses déboires, à Versailles, de gascon gasconnant, ouvrage publié anonymement, et qui lui apportera plus tard une notoriété internationale.
En 1727 il est élu, gràce aux soins de son amie Madame la marquise de Lambert, à l'Académie français, et comme sa charge de Président au Parlement de Bordeaux lui pèse, charge qu'il remplit très médiocrement, il la vend et afferme ses propriétés viticoles (son vin est évidemment commercialisé en Angleterre) ce qui lui permet de disposer d'une très confortable rente de 34 200 livres. Il peut se consacrer aux femmes, aux salons et "clubs", aux voyages, et à la rédaction de "son oeuvre".
De 1728 à 1731 il se rend en Autriche, en Hongrie, en Allemagne, en Hollande, puis en Angleterre où il est incontestablement séduit par le régime politique libéral et est initié maçon. De Vienne puis de Londres il sollicite un emploi d'ambassadeur, sans succès ...
En 1734 il publie :
- Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence.
Puis il rédige pendant plusieurs années son ouvrage fondamental :
- L'Esprit des lois (1748) (Oeuvres complètes, par A. Masson, Paris 1950-55).
L'ouvrage est violemment attaqué par les Jésuites et les Jansénistes ce qui ne l'empêche pas d'être édité 22 fois en deux ans.
Pour le défendre Montesquieu publie en 1750 :
- Défense de l'Esprit des Lois.
Son ouvrage est alors mis à l'index en 1751 (censure du Vatican, voir sur la censure républicaine).
En 1754, il compose l'Essai sur le goût pour l'Encyclopédie (publication en 1756).
- Il décède à Paris le 10 février 1755.
Sur Montesquieu : Jean Lacouture, Montesquieu, les vendanges de la liberté, Seuil, Paris, 2003.
§ 2 - La "sociologie" du droit de Montesquieu : relativisme et déterminisme du droit
A - Toute loi est relative et déterminée
Montesquieu ne pense pas que la loi soit universelle et immuable.
Toute loi est située dans le temps et dans l'espace.
C'est que la loi est fonction d'un certain nombre de facteurs.
Elles est déterminée par des causes objectives :
- qu'il s'agisse de phénomènes sociaux tels la forme du gouvernement, les moeurs et la religion, le commerce, etc.,
- qu'il s'agisse de causes démographiques tel le nombre des habitants,
- ou qu'il s'agisse de causes physiques tels le climat ou la nature du terrain.
Cependant la loi est faite par le législateur et si celui-ci est théoriquement rationnel, il est souvent, selon Montesquieu, inférieur à sa mission.
Montesquieu n'est pas tendre à l'égard de ceux qui légifèrent : "La plupart des législateurs ont été des hommes bornés que le hasard a mis à la tête des autres, qui n'ont presque consulté que leurs préjugés et leurs fantaisies".
B - Le gouvernement modéré
Les formes de gouvernement
Il y aurait, selon Montesquieu, trois formes de gouvernement :
- le gouvernement républicain qui peut-être démocratique lorsque la souveraineté est exercée par le peuple ; et qui peut être aristocratique (oligarchique) lorsque la souveraineté appartient à une minorité de personnes.
- le gouvernement monarchique dans lequel la souveraineté appartient à un homme qui exerce ses pouvoirs grâce à des corps intermédiaires (noblesse, parlements).
- le gouvernement despotique dans lequel la souveraineté appartient à un homme qui exerce ses pouvoirs arbitrairement et sans intermédiaires.
Leur principe
Chacune de ces formes de gouvernement a un principe qui lui est propre :
- le gouvernement républicain repose sur la "vertu". Il s'agit d'une vertu politique et non pas d'une vertu morale. Cette vertu politique c'est le respect des lois et le dévouement de l'individu à la collectivité, il s'agit donc tout simplement du civisme.
- le gouvernement monarchique repose sur l'"honneur". L'"honneur" au sens où Montesquieu l'entend n'a rien à voir avec l'honneur tel qu'on l'entend habituellement. Avoir le sens de l'"honneur" c'est avoir le sens de ce que l'on doit à son rang. C'est ce qui vous pousse à demander des "préférences et des distinctions", à se conduire à l'égard du Pouvoir en quémandeur, solliciteur, courtisan ...
- le gouvernement despotique repose sur la peur, la crainte du Pouvoir et la terreur qu'il inspire.
La république est fondée sur une organisation égalitaire des relations entre ses membres, sur une égalité dans la "vertu" et la participation à la Souveraineté.
La monarchie est fondée sur l'inégalité sociale et juridique, sur la différenciation en fonction du rang de chacun.
Le despotisme est fondé sur l'égalité, mais l'égalité de sujets impuissants et terrorisés.
Leur taille
Chacune des trois formes de gouvernement correspond à une certaine dimenssion de la société :
- le gouvernement républicain ne peut fonctionner correctemcnt que sur un petit territoire.
- le gouvernement monarchique ne peut fonctionner, sans craindre la désobéissance et l'impuissance, que sur un territoire modérément important.
- le gouvernement despotique correspond à un grand territoire, à un empire.
Ce qui importe pour Montesquieu c'est que le gouvernement soit modéré et cette modération peut résulter de la morale, de la décentralisation, de l'existence des corps intermédiaires (notables), de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Montesquieu est incontestablement favorable à une monarchie limitée, c'est-à-dire à un gouvernement monarchique, car il assimile la monarchie absolue au despotisme.
http://www.denistouret.fr/ideologues/Montesquieu.html
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Charles Maurras (1868-1952)
Charles Marie Photius Maurras (1868-1952) L'ordre social par la Monarchie traditionnelle
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- La vie et l'oeuvre
Charles Maurras est né à Martigues, dans les Bouches du Rhône, le 20 avril 1868. Son père est percepteur.
Il fait des études secondaires classiques, sanctionnees par le baccalauréat, au Collège catholique d'Aix en-Provence.
Atteint soudainement de surdité alors qu'il est en quatrième le désespoir l'amène à perdre la foi chrétienne.
A l'automne 1886 il "monte" à Paris et débute dans le journalisme, avec succès.
Ses fréquentations parisiennes le conduisent à subir l'influence de Renan (1823-1892) et de Taine (1828-1893), puis d'Anatole France (1844-1924), Barrès (1862-1923) et Auguste Comte (1798-1857) qui le confirment dans son paganisme indo-européen.
Maurras fait en 1895 un séjour en Grèce qui le marque profondément.
Mais 1895 c'est également le début de l'Affaire Dreyfus. Maurras est convaincu de la culpabilité du capitaine juif et de la nécessité nationa1e de donner à l'Etat et donc à l'Armée la primauté sur les individus.
Il faut restaurer l'Etat par l'autorité et la durée, c'est-à-dire par la monarchie héréditaire ("L'Enquête sur la Monarchie", 1900).
En janvier 1905 la ligue d'Action Française est créée en réaction contre la démocratie parlementaire "judéo-maçonnique" et anticléricale des radicaux et républicains, Dreyfusards et pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
En 1908 Maurras fonde le quotidien "L'Action Française" qui prend la suite de la Revue de l'Action Française créée en 1899, et qui paraîtra jusqu'en 1944.
Maurras est pour la guerre contre l'Allemagne (1913), contre le Traité de Versailles (1919) considéré comme étant trop favorable à l'Allemagne, pour une entente avec l'Italie fasciste (1935), pour le général Franco (1936-1939) en Espagne, pour Munich (1938), contre la déclaration de guerre à l'Allemagne qui lui semble prématurée (1939), pour le maréchal Pétain (1940-1944).
L'Action Française avait été condamnée par Pie XI en 1926, théoriquement pour son paganisme militant faisant de l'Eglise catholique un simple "principe d'ordre", pilier idéologique de l'Etat monarchique, mais de fait Pie XI est proche des démocrates-chrétiens.
La condamnation sera levée par Pie XII en 1939.
L'Action Française disparaît en 1945, après la condamnation de Maurras à la prison perpétuelle.
Les revues suivantes se réclameront après 1945 du maurrassisme : Aspects de la France, La Nation française, L'Esprit public, Rivarol, Défense de l'Occident, La Cité catholique, Nouvelles de chrétienté, Itinéaires.
Gracié pour raisons de santé en 1952 Maurras décède dans une clinique de Tours, après être revenu, in extremis, à la foi catholique.
Son ouvrage politique le plus connu est "Mes Idées Politiques" (1937).
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- La philosophie politique de Charles Maurras: le Nationalisme intégral par la Monarchie traditionnelle, héréditaire, anti-parlementaire et décentralisée
1. Le Nationalisme intégral
Dans la préface, intitulée "La Politique naturelle", qu'il donne à son ouvrage "Mes Idées Politiques", antologie d'articles de l'Action Française, Charles Maurras expose sa conception de la politique.
La politique est une "science naturelle et positive", une "physique" de la société historique qu'est la Nation, une rencontre des esprits et des corps dans la Nation - raison incarnée dans l'Histoire, refuge durable contre la mort.
Une Nation est un être réel, antérieur aux volontés de ses membres et possédant ses organismes, ses lois naturelles de croissance et de durée.
L'Homme n'est pas seul face au Destin. Il naît dans une famille qui appartient à une société historiquement située, qui a été construite par les ancêtres aujourd'hui morts, et qui continue d'être construite par les vivants.
Chaque Nation est un être vivant unique, qui pour continuer à vivre ne peut que s'opposer à ses ennemis de l'extérieur, qu'il faut empêcher de s'infiltrer à l'intérieur.
La défense de la Nation ne peut qu'être intégrale et le gouvernement de la Nation ne peut être que la Monarchie traditionnelle, héréditaire.
2. La Monarchie traditionnelle, héréditaire
Maurras ne croit pas au "droit divin des rois".
S'il est pour une Monarchie héréditaire c'est que celle-ci est la forme naturelle du gouvernement.
De même que dans la famille c'est le père qui dirige et que le fils hérite du père, il est naturel qu'un père de famille dirige la Nation et que cette direction soit transmise par héritage de père en fils.
La tradition sera ainsi respectée, qui est transmission de l'héritage.
Seule la Monarchie traditionnelle permet l'Unité nationale, qui a été l'oeuvre d'une volonté, d'une famille, les Capétiens.
Seul le Roi est la personnification vivante de l'Unité, de la reconciliation de l'Homme avec les grandes valeurs, les grandes lois du Monde.
Dans cette Monarchie traditionnelle l'Eglise catholique joue un rôle fondamental en tant qu'organisation qui est "temple des définitions du devoir".
3. Antiparlementaire
Cette monarchie héréditaire ne peut être parlementaire. Maurras est violemment hostile à la démocratie et au parlementarisme, violemment hostile à la Révolution de 1789.
La Révolution de 1789 a été le fait des protestants réformés et des juifs contre la tradition catholique.
L'égalité proclamée par la Révolution n'est qu'un mythe, c'est l'inégalité qui est naturelle et bienfaisante.
Maurras est contre le suffrage universel, qui implique le règne de l'Argent, contre l'individualisme et le capitalisme qui asservissent le politique à l'économique. C'est le règne de la "ploutocratie", alors que l'économique doit être soumis au politique.
Il n'y a pas un Progrès et une Liberté mais des progrès et des libertés. La Philosophie dite "des Lumières" est celle des ténèbres.
Les réformés, les juifs, les francs-maçons, sont les ennemis du Nationalisme intégral. Les démocrates-chrétiens sont des traitres. Un chrétien, c'est-à-dire un catholique, ne peut être que monarchiste traditionnel, fondamentaliste, intégriste.
4. Décentralisée
Maurras pense que la démocratie ne peut conduire qu'à la centralisation bureaucratique.
Seule la monarchie traditionnelle est assez forte pour être décentralisée.
La décentralisation est double:
- territoriale, de par l'autonomie des communes et des provinces;
- professionnelle, de par la renaissance du corporatisme, la renaissance des "corps intermédiaires", qui encadrent et orientent les individus - la famille légitime étant la cellule de base, privilégiée, de la Société, de la Nation.
La Monarchie décentralisée permet l'expression des libertés tout en assurant l'Unité nationale de par l'intégration des individus.
http://www.denistouret.fr/ideologues/Maurras.html
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Joseph de Maistre (1753-1821)
Joseph de Maistre (1753-1821) Véritable réactionnaire, ennemi acharné du libéralisme de la Révolution française de 1789, a fortiori de la révolution jacobine de Robespierre, le comte Joseph de Maistre consacre sa vie et son oeuvre (§ 1) à lutter contre les Lumières lucifériennes, pour l'unité nationale par l'ordre divin et l'expiation des péchés (§ 2).
§ 1. La vie et l'oeuvre
Le comte Joseph de Maistre est né à Chambéry en 1753. Son père était président du Sénat de Savoie, province alors dépendante du royaume de Sardaigne.
Lui-même fut magistrat puis sénateur.
En 1792, lors de l'invasion française, il quitte son pays pour se réfugier en Suisse puis à Turin, capitale du royaume.
De 1803 à 1817 il représente à Saint-Pétersbourg, comme envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, le roi de Sardaigne, son prince, Victor-Emmanuel 1er.
Revenu à Turin en 1817, il est nommé premier président des Cours Suprêmes. Il décède à Turin en 1821.
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Homme de cabinet, il consacre de nombreuses heures par jour à l'écriture.
Aussi ses oeuvres complètes comprennent-elles 14 volumes (Lyon 1884-1887). Il écrit notamment :
- De la souveraineté (publié en 1870) ;
- Considérations sur la France, 1796 ;
- Essai sur le principe générateur des constitutions politiques, 1814 ;
- Du Pape, 1819 ;
- De l'Eglise gallicane, 1821 ;
- Soirées de Saint-Pétersbourg, 1821.
Textes disponibles sur internet
§ 2. Pour l'unité nationale par l'Ordre divin et l'expiation des péchés
A/ L'unité nationale
Selon le comte Joseph de Maistre, magistrat monarchiste catholique, le mal est dans l'homme, et il est incommensurable :
"Commençons par examiner le mal qui est en nous, et pâlissons en plongeant un regard courageux au fond de cet abîme ; car il est impossible de connaître le nombre de nos transgressions, et il ne l'est pas moins de savoir jusqu'à quel point tel ou tel acte coupable a blessé l'ordre général et contrarié les plans du législateur éternel" (Soirées, I,214).
Le mal c'est la division, c'est l'unité brisée, unité qui est voulue par Dieu. Or pour remédier au mal et à la division, l'on ne peut compter sur l'homme lui-même, qui est mauvais, entaché du péché originel.
Il n'y a que deux moyens de salut, un moyen préventif, l'autorité, et un moyen curatif, l'expiation.
L'autorité est la condition du maintien de l'unité. Il faut que la société religieuse et la société civile soient soumnises à l'ordre voulu par la providence divine.
Le moyen dans la société religieuse est 1'infaillibilité pontificale et dans la société civile la souveraineté.
C'est Dieu qui souhaite que les hommes soient regroupés par affinités naturelles en sociétés hiérarchisées, en nations.
Les peuples n'ont pas le choix. La souveraineté résulte directement de la nature humaine mais c'est Dieu le créateur de cette nature. "C'est une loi du monde physique : Dieu fait les rois au pied de la lettre" (Oeuvres complètes, I.232).
Chaque nation a son caractère, et ce caractère fait son type de gouvernement. L'homme ne saurait constituer un nouveau type de gouvernement par sa libre détermination, il usurpe ainsi le gouvernement voulu par Dieu.
La Révolution française ne peut être que "satanique" puisqu'elle entend mettre l'homme à la place de Dieu.
Le oaractère national est constitué d'un ensemble de maximes religieuses et politiques qui sont devenues des "dogmes nationaux" et qui font une "raison nationale".
Le souverain a pour devoir d'en imposer le respect par les prêtres, les hauts fonctionnaires, les magistrats.
Les savants n'ont pas d'autres obligations que de subordonner leur science à cette "raison nationale" qui vient tempérer les excés de la raison individuelle.
L'homme s'agite et Dieu le mène. C'est l'action continuelle de la Providence qu'il faut avoir toujours en vue. C'est pourquoi les actes des hommes, y compris les plus criminels, sont à considérer quant à leurs effets profonds.
Les hommes sont pris dans un tourbillon social qui les dirige sans qu'ils s'en doutent, qui leur impose leurs pensées, leurs sentiments et leurs actes.
B/ L'Ordre divin et l'expiation des péchés
Ainsi va la vie des Nations sous l'impulsion de Dieu, et le mal lui-même, voulu par la Providence divine, oeuvre pour, en définitive, le triomphe du bien.
Car malgré l'autorité divine et humaine, le Pape et le Souverain, l'homme continue à pécher, à faire le mal.
Il faut donc que l'être humain expie.
Il faut qu'il expie par le sang, pour que le bien triomphe, et que le repenti gagne son salut.
C'est que le sang versé par le bourreau, cet envoyé de Dieu, cet indisnensable gardien de l'intégrité nationale, ce soutien de l'ordre, est la condition nécessaire de l'unité politique.
De même le sang versé sur les champs de bataille, les mille souffrances qui assaillent 1'humanité, les massacres, les morts violentes, les maladies, en faisant disparaître par la souffrance les souillures de nos péchés et de nos crimes, sont les moyens employés par la Providence divine pour ramener les hommes à l'unité, au bien.
L'innocent lui-même, qui souffre, expie pour le coupable ; et de même que Jésus-Christ a donné sa vie innocente pour racheter les péchés du monde, la victime innocente donne son sang pour le coupable :
"Le juste souffrant volontairement. ne satisfait pas seulement pour lui-même, mais pour le coupable qui, de lui-même, ne pourrait s'acquitter" (Soirées, p. 130).
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22:36 Publié dans Idéologie politique et philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maistre, contre-révolution, catholicisme, monarchie



